Au service des dirigeants des TI
en enseignement supérieur du Canada

CUCCIO est fier d’aider la communauté des professionnels des TI dans l’enseignement supérieur au Canada à nouer des liens.

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Nouvelles et mises à jour

Résumé de la réunion des membres – Session d’hiver : Les réunions de Toronto se penchent sur la planification stratégique à long terme et les budgets

En février dernier, 57 membres ont assisté aux réunions des membres du CUCCIO à l'Université Ryerson de Toronto. Il s’agissait de la session d’hiver.

Les membres du CUCCIO se réunissent trois fois par année pour discuter des questions et des idées les plus pertinentes pour la communauté des DPI des universités. L'objectif de ces discussions est double : établir les possibilités de collaboration et échanger de l'information pour aider d'autres DPI à relever des défis similaires dans leur propre établissement.

Pendant la journée et demie qu’a duré cette session, les membres ont discuté de divers sujets, mais trois d’entre eux ont été traités plus en profondeur et ont suscité un vif intérêt :

1.       Se préparer à un autre avenir – Les personnes et les fonctions

  • Les membres ont posé la question suivante : « À quoi ressembleront les TI en contexte d’enseignement supérieur dans cinq ans? » En réponse, les DPI ont discuté de la migration des applications stratégiques, telles que la planification des ressources de l’entreprise vers le nuage; des limitations de financement et de budget; des changements dans les compétences demandées.

2.       La planification stratégique

  • Les membres ont été invités à partager leurs expériences et leurs approches en matière de planification des TI dans leurs établissements. Des discussions s’en sont suivies concernant l'équilibre entre les compressions opérationnelles et le financement d’immobilisations; la nécessité de procéder à des analyses de situation en gestion du changement; la planification du budget et du corps professoral; la planification des capacités; la gestion des talents; la définition du meilleur échéancier pour un plan stratégique (p. ex., plan d’une année plutôt que trois et année financière versus année civile).

3.       Le modèle de budget « Gestion par centre de responsabilité »

  • Animée par Alan Harrison de l'Université Queen, cette discussion portait sur l’adoption ou la possibilité d’adoption d’un nouveau modèle de budget (gestion par centre de responsabilité) par un certain nombre d'établissements. Reposant sur le principe qui consiste à « permettre aux différentes unités académiques de garder tous les revenus, mais de payer toutes leurs dépenses, y compris les coûts indirects » (The Buck Stops Elsewhere – Curry, Laws, and Strauss, 2013), ce nouveau modèle laisse les principaux intervenants assumer la responsabilité de leur propre budget. Pour réussir la mise en œuvre de ce modèle, il faut des champions au niveau de la haute direction, l’implication de tous dès le début, une gouvernance forte et inclusive, des données transparentes et facilement accessibles, une expertise financière dans toutes les unités, une procédure budgétaire établie, un modèle d'inscription efficace et une volonté de revoir le cycle budgétaire.  

Allison Dias de l'Université Wilfrid Laurier – membre du comité permanent des communications du CUCCIO – a assisté à ces réunions et a mis au point un rapport de suivi qui approfondit ces trois thèmes. Les membres peuvent télécharger ce rapport à partir de la section réservée aux membres du site web du CUCCIO.

La force de la communauté CUCCIO repose sur la capacité de ses membres et de leurs équipes à communiquer entre eux et à interagir afin d’évoquer les difficultés rencontrées, de mettre en commun les pratiques optimales et d’établir de véritables relations. Nous valorisons tout ce qu’apportent les membres à ces réunions et attendons avec intérêt la prochaine, qui aura lieu ce mois-ci à Edmonton. Pour obtenir des renseignements sur les réunions de juin ou sur CANHEIT | HPCS 2016, vous pouvez Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou consulter le site CANHEIT | HPCS 2016.

Technologies d’enseignement et d'apprentissage : « Fusion de la personne et du numérique : la quête du parfait environnement d’enseignement et d'apprentissage »

Si les technologies ne cessent d’évoluer, il en va autant pour les façons dont les gens interagissent sur le campus – qu’il s’agisse de la manière d’étudier, des formats de classe ou de la participation en ligne.

Aujourd'hui, les utilisateurs veulent pouvoir apprendre (et enseigner) à leur façon – en ligne ou en personne, pendant les heures de classe ou en dehors.

Dave Kell est directeur de la technologie et des services en classe (Classroom Technology and Services) à l'Université du Nouveau-Brunswick à Fredericton.

Installée au Centre for Enhanced Teaching and Learning de l’université, l'équipe de Dave s’occupe de l'installation, de la conception, de l'approvisionnement et de la maintenance des technologies dans les salles de classe de l’UNB, c’est-à-dire tout ce qui concerne le soutien et les services aux classes.

« Nous voulons fournir une technologie facile à utiliser et garantir une expérience uniforme. Si vous vous sentez à l'aise dans une classe, vous serez à l'aise partout », explique-t-il.

Dave explique que pour atteindre ces objectifs, la conception d’une classe doit être évolutive et modulaire. Son équipe peut alors remplacer les composants obsolètes par des versions actualisées, sans répercussions majeures sur le budget. Au bout du compte, Dave doit pouvoir fournir de la fiabilité et de la réactivité, en prenant soin d’équilibrer la disponibilité des différents niveaux de technologie – standard et d'avant-garde – sur le campus.

« Aujourd'hui, les utilisateurs veulent la fine pointe, mais ils comprennent bien que ce ne sera pas possible dans toutes les salles. Tant que toutes les classes seront équipées de technologie standard, on ne pourra utiliser les outils de pointe que d'une manière ponctuelle et par l’entremise de modules d’extension entre autres moyens », explique-t-il.

Selon Dave, les tendances les plus intéressantes qui influencent les technologies d’enseignement et d'apprentissage sont les suivantes :

  • Demande accrue pour le sans-fil – au cours des trois dernières années, l'UNB a installé une technologie de présentation sans fil dans près de la moitié des salles de classe
  • Apparition de nouvelles installations modulaires
  • Apprentissage personnalisé

« Pensez à l'apprentissage personnalisé comme iTunes pour votre diplôme, explique Dave. Les universités subissent de plus en plus de pression pour adapter encore plus l’apprentissage aux besoins des étudiants, une démarche qui suppose d’utiliser différents modes d'apprentissage en ligne, mixtes et autres. Ainsi, dans certains cas, nous passons d’un enseignement sous forme de cours théoriques à des appels Skype et des collaborations de groupe ou de cours avec présentations à des collaborations. Il faut pouvoir faire ça rapidement et facilement – pouvoir transformer facilement une salle de classe ou la manière de donner un cours. Les installations vont être de plus en plus complexes et il va falloir concevoir adéquatement l’architecture de la technologie dans la salle. Cela nous ramène à la nécessité d’être extensible, modulaire et flexible », explique-t-il.

Andrea Chappell est directrice des technologies éducatives et des services médias (Instructional Technologies and Media Services) au département de la technologie des systèmes d’information de l’Université de Waterloo.

Son équipe fournit du soutien dans quatre domaines principaux :

  • Appui technique et planification de l'environnement d'apprentissage (système de cours en ligne et applications en nombre croissant)
  • Conception, installation, maintenance et soutien de 117 cyberclasses centrales et d'autres espaces de présentation, et soutien en matière de besoins audio et vidéo pour des événements sur le campus.
  • Installations et outils de collaboration en direct sur le Web
  • Productions audiovisuelles – un soutien un peu plus unique qui se caractérise par une gamme de services allant des consultations aux enregistrements vidéo et audio en studio, en classe et sur le terrain, en passant par le montage et la postproduction.

Andrea pense comme Dave qu’un bon environnement d'enseignement et d'apprentissage repose d'abord et avant tout sur la facilité d'utilisation des technologies.

« La technologie devrait être aussi facile à utiliser que possible pour les professeurs et les étudiants, affirme-t-elle. Elle devrait être en arrière-plan, prête à servir les objectifs de l'enseignement et de l'apprentissage. C’est bien connu, quand la technologie ne fonctionne pas, plus rien ne va. »

Selon Andrea, trois choses peuvent causer la perte d'une classe : une panne de courant, l’absence de l’enseignant et une défaillance technique. L'équipe d'Andrea est là pour éviter ces problèmes. Ensemble, ils veillent sur les technologies et les services dans 117 salles gérées de façon centralisée, utilisées par plus de 1500 enseignants différents.

Cette diversité entraîne beaucoup et toutes sortes de besoins et une variété d’approches.

« Nos attentes n’ont jamais été aussi élevées par rapport à ce qui peut être réalisé à l’aide de la technologie – surtout dans une université comme Waterloo qui est très enracinée dans le domaine technologique, explique-t-elle. Pour nous, c’est important de mettre en place une infrastructure qui permettra à tout le monde de participer à l'environnement d'apprentissage de manière équitable, mais qui favorisera aussi l’invention, que ce soit grâce à un excellent environnement sans fil, à l'accès à des données ouvertes ou à la construction d'espaces d'apprentissage polyvalents. »

L'augmentation de la demande et des attentes incite Waterloo à faire évoluer sans cesse ses technologies, comme en témoignent son récent système de contrôle des salles de classe, un système de verrouillage et une caméra documentaire de plus en plus populaire.

« On ne s’intéresse pas aux tendances juste parce qu'elles se pointent, assure Andrea. On cherche plutôt à mettre en place des installations, des technologies et des applications qui peuvent être utilisées de manière flexible et efficace dans l'avenir. »

L'équipe d'Andrea a récemment relevé les défis suivants :

  • Pouvoir répondre à la demande de tous les nouveaux édifices du campus (le genre de problèmes qu'on aime avoir, admet-elle)
  • Veiller à ce que toutes les parties concernées soient impliquées assez tôt dans le processus de conception des espaces d'enseignement et d'apprentissage
  • Moderniser les vieilles salles qui datent d'avant l'utilisation de la technologie
  • Entretenir, améliorer et rénover des salles – ou plutôt trouver le temps de le faire!

Andrea explique que, au cours des dix dernières années, les conceptions ont de plus en plus ciblé l’apprentissage actif, permettant une plus grande interaction entre les étudiants et l’enseignant ou une expérience d'apprentissage davantage centrée sur l'étudiant. Cependant, l’important est que les salles restent adaptables.

« Même avec une boule de cristal un peu embrouillée, on devine que l’avenir promet des choix incroyables sur la manière et le moment d’apprendre, souvent, gratuitement. L'apprentissage et l'information ne sont pas seulement à notre portée sur nos téléphones intelligents, mais aussi sur nos poignets, dans nos lunettes et nos écouteurs sans fil. Ces appareils jouent de la musique, servent de téléphone, donnent notre rythme cardiaque, comptent nos pas, suivent notre sommeil et offrent de l’information partout où nous sommes. »

Ce qui fascine Andrea est le fait que, bien que nous n'ayons jamais eu autant d'occasions d'apprendre et d'enregistrer nos comportements par des moyens numériques, les humains veulent encore être, et ont besoin de l’être, ensemble… physiquement.

« Les étudiants qui suivent des cours en ligne ouverts à tous ont créé des groupes de rencontre, et l'apprentissage mixte est considéré comme un heureux mariage entre le Web et la salle de classe, explique-t-elle. Nos espaces physiques doivent fournir la bonne atmosphère et les bons moyens pour faciliter ce genre d'interaction vivifiante et stimulante quand on est ensemble. Il faut essayer de comprendre à quoi cela ressemblera dans 10 ans et, parce que le nombre d’options ne cesse de croître, il faut aussi s’assurer que l’accessibilité aux espaces en ligne et aux lieux physiques soit pensée dès la conception. »

Pour en savoir plus sur le Centre for Enhanced Teaching and Learning de l'UNB, cliquer ici ou sur le département Information and Systems Technology de l’Université de Waterloo, cliquer ici.

Sondage des lecteurs de Fast Five : Plongeon dans l’univers de Fast Five

Voilà un peu plus de deux ans, le CUCCIO a repris la gestion de Fast Five : IT News, une collection de cinq reportages en ligne qui présentent un intérêt pour les membres et dont le contenu s’inspire de l’actualité de la semaine précédente.

Fondée par Mark Roman, ancien consultant principal chez 22over7 Consulting, actuellement DPI à Simon Fraser et président du conseil d'administration du CUCCIO, la publication Fast Five a contribué à unir la communauté du CUCCIO en aidant les membres à rester au courant des nouvelles et des tendances et à établir des relations entre eux.

En 2015, nous avons fait des progrès importants en vue d'améliorer Fast Five et avons misé sur une plus grande mobilisation des membres et sur un contenu plus finement adapté à ses lecteurs.

Après tout, c’est pour vous, les lecteurs membres du CUCCIO, que Fast Five est conçu. Et justement, nous avons voulu avoir votre opinion.

À l'automne 2015, nous avons lancé un sondage auprès des lecteurs de Fast Five. Les résultats nous ont permis d’évaluer la façon dont vous consommez l’afflux d’information qui arrive chaque semaine et les types de contenu que vous aimez le plus ou n’aimez pas.

Le sondage a permis de relever les principaux éléments suivants :

  • Le titre de poste le plus commun parmi les 78 personnes qui ont répondu au sondage était intervenant du domaine des TI (30 %), suivi de près par DPI (26 %).
  • 91 % des répondants ont indiqué qu'ils trouvaient Fast Five utile ou très utile, environ un tiers d’entre eux suggérant qu'ils aimeraient voir de nouveaux types de contenu (29 %).
  • Un pourcentage similaire de répondants (30 %) a indiqué avoir déjà utilisé Fast Five pour établir un dialogue et nouer des relations avec leurs collègues de tout le pays. Il leur est ainsi arrivé d’offrir des félicitations pour une réussite récente ou de se renseigner sur des projets ou initiatives spécifiques présentés dans Fast Five.
  • Selon les personnes interrogées, le contenu à plus forte valeur est la publication des nouveaux plans stratégiques (97 %), suivi de près par l’annonce de nouvelles politiques ou de mises à jour (90 %). L'apprentissage réciproque reste une valeur importante pour notre communauté.
  • Les thèmes qui ont obtenu une note moins élevée de la part des lecteurs sont les campagnes de promotion et les annonces sur les relations entre les nouveaux fournisseurs et l’organisation.

De plus, les commentaires informels suivants nous laissent croire que les lecteurs utilisent Fast Five pour établir des liens entre eux :

  • « J'ai contacté plusieurs établissements pour avoir des précisions sur la stratégie et les politiques de messagerie externalisée. »
  • « Quand j’ai vu qu’un autre établissement avait mené à bien un projet qui m’intéressait, je me suis permis de communiquer avec son équipe pour en savoir plus sur la façon dont elle s’y était prise. À une autre occasion, j’ai félicité une équipe pour ses réussites. »
  • « Je l'utilise pour que mon personnel soit au courant des nouvelles idées et des nouvelles personnes. »
  • « À plusieurs reprises, j’ai demandé aux membres du CUCCIO les coordonnées d’une personne-ressource de leur établissement pour obtenir des renseignements plus détaillés. Il m’est aussi arrivé parfois de “piquer” quelques bonnes idées. »
  • « J'ai envoyé un courriel aux auteurs de certains articles pour en savoir plus sur le sujet ou pour transmettre des idées suscitées par leur publication. »
  • « J'ai suivi les détails ou les aspects spécifiques d’une mise en œuvre quand cela concernait quelque chose qui pourrait être utile ou applicable à mon campus. »

Les commentaires ciblant les types de contenu que vous aimez lire dans Fast Five nous ont permis d'affiner notre approche et d’élaborer un contenu spécifique à nos lecteurs. Voici quelques commentaires suggérant des types particuliers de contenu :

  • « Je voudrais voir plus d'information sur les stratégies de soutien des technologies d’apprentissage (y compris les systèmes de gestion de l’apprentissage et l'utilisation des médias sociaux) ainsi que sur les stratégies de gestion des données d'entreprise. »
  • « J’aimerais voir des rapports clés dans d’autres domaines ou secteurs liés à l’informatique, mais en dehors du contexte de l’enseignement supérieur. »
  • « J’aimerais un peu plus d'articles qui parlent des aspects non centralisés des TI (p. ex., dans un département, un centre de recherche ou une école de médecine). »
  • « J’aimerais voir plus de choses sur les technologies d’éducation. »
  • « Ce serait fantastique s’il y avait des nouvelles sur les initiatives ou les efforts concertés entre universités. Par exemple, où en sont les groupes de membres qui envisagent des solutions de partage de services? »

Nous allons continuer à tirer profit de cette rétroaction pour modifier notre façon de rédiger et distribuer Fast Five. Nous aimerions aussi avoir votre avis sur nos communications dans un contexte organisationnel plus large, entre autres sur des articles comme celui sur les technologies d'enseignement et d'apprentissage dans cette édition du Connecteur.

Tous les membres du CUCCIO peuvent proposer un article à publier dans le Fast Five – il s’agit là d’un excellent moyen de faire la lumière sur l'excellent travail que vous faites et d’établir des liens véritables avec les autres membres. Vous n’avez qu’à envoyer un courriel à la rédaction de Fast Five en Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

Vous pouvez également consulter la page du blogue Fast Five ici ou vous abonner à Fast Five ici.

40 années de collaboration. 10 années d’existence. 1 année sous la loupe Faits saillants 2014-2015 de la communauté des TI en contexte d’études supérieures au Canada

Dans le cadre du Colloque canadien sur l’éducation supérieure et les technologies de l’information (CANHEIT 2015), qui a eu lieu à l'Université du Nouveau-Brunswick à Fredericton, le CUCCIO a tenu, le 17 juin, son assemblée générale annuelle (AGA) 2014-2015 et est maintenant en mesure de présenter un résumé de ses réalisations et de ses orientations futures.

Rapport du président : renforcer l’importance du CUCCIO pour le secteur et orienter l’association vers un rôle de soutien

Le président du CUCCIO, Mark Roman, qui est également le dirigeant principal de l'information (DPI) à l’Université Simon Fraser, a donné le coup d’envoi de l'AGA en mettant de l’avant l’idée selon laquelle les discussions entre membres ne devraient plus tourner autour du rôle possible de l’organisation dans la communauté des TI dans l’enseignement supérieur au Canada, mais plutôt porter sur la nature de ce rôle et la manière dont le CUCCIO l’assumera.

Mark a présenté la vision du CUCCIO, qui est essentiellement de soutenir et faire avancer les TI dans l’enseignement supérieur au Canada, notamment par les moyens suivants :

  • Promouvoir les meilleures pratiques, le partage d'idées et la célébration des réussites.
  • Former et entretenir des relations avec l’écosystème des organisations de l'enseignement supérieur appelées à soutenir les universités.
  • Stimuler les talents de leadership dans l’enseignement supérieur canadien.
  • Accroître la collaboration et le partage de services.
  • Gérer le bassin des ressources du CUCCIO avec prudence et la plus totale transparence.

Comme l’explique Mark, pour mettre en œuvre cette vision, l’organisation devra délaisser son rôle opérationnel (comme celui de CANARIE ou BCNET) pour se centrer davantage vers un rôle de soutien (semblable à celui d’EDUCAUSE). Mark estime que le CUCCIO doit se donner comme but de faciliter un débat national sur un large éventail d’enjeux, entre autres,

  • l’informatique en nuage,
  • la sécurité et la conformité,
  • les TI, facilitatrices et partenaires dans l’atteinte des objectifs pédagogiques, académiques et de recherche des établissements,
  • la convergence des technologies clés,
  • la référenciation et la métrologie informatique,
  • les services à la clientèle,
  • la possibilité pour les DPI de jouer un rôle de stratèges d'affaires.

D’ailleurs, Mark voit très bien le CUCCIO jouer un rôle à l’échelle nationale et internationale, où il guiderait et faciliterait le débat non seulement au Canada, mais aussi aux États-Unis et ailleurs.

Rapport de la directrice générale : bâtir sur des bases solides

L'année prochaine, cela fera 10 ans que le CUCCIO est constitué en association nationale.

Depuis 1996, l'organisation a grandi et atteint une maturité à bien des égards. En effet, elle représente aujourd'hui environ les trois quarts des établissements canadiens d'enseignement postsecondaire (soit 57 établissements membres), ce qui représente 95 % de tous les étudiants inscrits dans les établissements d'enseignement postsecondaire du Canada.

Selon la directrice générale du CUCCIO, Lori MacMullen, bien que le taux de participation ne soit pas de 100 %, les établissements membres représentent la réalité canadienne dans son ensemble, tant sur le plan de leur type et de leur taille que de leur répartition géographique. Ainsi, on compte parmi les membres aussi bien de petites universités d'arts libéraux que les plus grands établissements axés sur la recherche. Depuis la fondation de l’organisation, la participation aux réunions est restée stable, attirant chaque fois de 35 à 40 établissements. La diversité et la participation des membres à chaque réunion permettent au CUCCIO de cerner et d’aborder des questions d'intérêt commun pour le secteur.

Comme l’a expliqué Lori, les membres se déclarent très satisfaits de leur appartenance au CUCCIO et ne cessent de souligner que la possibilité de nouer des liens en personne lors des rencontres en est l’aspect le plus intéressant. Justement, les réunions organisées par le CUCCIO permettent à tous les membres de rencontrer régulièrement des collègues de partout au pays, d'apprendre les uns des autres et d’échanger sur leurs expériences. Le partage ne s’arrête pas là. Il se poursuit entre les réunions par différents moyens, notamment la possibilité de poser des questions sur la liste de diffusion des membres, d'accéder à la directrice générale et de participer à des projets et des initiatives spécifiques. Ces outils, ainsi que la participation volontaire et engagée des membres, démontrent l'esprit de collaboration qui règne à l'association.

Ainsi, affirme Lori, le CUCCIO entend dorénavant offrir une véritable valeur ajoutée en mettant en avant les priorités suivantes :

  • Faire en sorte que les membres continuent à s’impliquer dans l’association, pendant et entre les réunions.
  • Appuyer CANHEIT afin de renforcer sa position de seule conférence nationale pour les professionnels des TI en contexte d’études supérieures.
  • Récompenser le secteur et souligner ses succès par les prix CUCCIO.
  • Agir à titre de porte-parole national sur les questions touchant aux TI dans l’enseignement supérieur.
  • Faciliter le débat et envisager des solutions possibles pour améliorer les services à caractère collaboratif à l’échelle du secteur.

Pour en savoir plus sur les résultats du CUCCIO pour l’année 2014-2015 ou sur ses projets pour l'année à venir, veuillez envoyer un courriel à Lori à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Les membres peuvent également se connecter au portail des membres, sur cuccio.net, pour y consulter le détail du Plan opérationnel 2015-2016.

Nouveau leadership. Même esprit.

L'AGA de cette année a également été l’occasion pour le CUCCIO de célébrer les années de service de plusieurs membres de longue date du conseil d'administration et de souhaiter la bienvenue à des nouveaux.

Un remerciement spécial est adressé aux administrateurs sortants :

  • Bob Gagne (Université York)
  • Blair Vessey (Université de l'Île-du-Prince-Édouard)
  • Richard Labrie (École Polytechnique de Montréal)
  • Mike Battistel (Université Athabasca)
  • Rebecca Graham (Université de Guelph)
  • Mike Langedock (Université du Manitoba)
  • Trevor Woods (Université de l'Alberta)

Souhaitons la bienvenue aux nouveaux membres du conseil d’administration :

  • Richard Lacombe (HEC Montréal)
  • Bala Kathiresan (Université de Windsor)
  • Greg Condon (Université Northern British Columbia)
  • Dana Sanderson (Université de l'Île-du-Prince-Édouard)
  • Bo Wandschneider (Université Queen’s)
  • François Coallier (École de technologie supérieure)
  • Michael Barr (Université Mount Royal
  • Brian Stewart (Université de l'Alberta)

Le CUCCIO tient également à remercier les membres du conseil qui poursuivent leur mandat : Ghilaine Roquet (Université McGill), Paul Bignell (Institut de technologie de l'Université de l'Ontario), Tariq Al-Idrissi (Université Trent), Art Exner (Université de Regina), Terry Nikkel (Université du Nouveau-Brunswick) et Mark Roman (Université Simon-Fraser).

Les résultats financiers 

Le CUCCIO continue à gérer ses ressources financières avec prudence. Disposant de revenus annuels d'un peu plus de 300 000 $, l'organisation a pu répondre à ses besoins opérationnels en prenant soin d’investir dans un petit nombre de projets prioritaires et d’accumuler de légers surplus non affectés. Bien que 2014-2015 ait entraîné un léger déficit (moins de 5000 $) et qu’un autre (22 000 $) soit prévu pour 2015-2016, les pratiques de saine gestion du passé permettront de les combler, sans pour autant cesser d’investir dans quelques projets prioritaires.

Pour un complément d’information à ce sujet, consultez l’intégralité des états financiers vérifiés de cette année sur le portail des membres, à cuccio.net.

Vous cherchez une façon de vous impliquer? Pourquoi ne pas essayer un groupe d’intérêts spéciaux?

Est-ce que vous, ou un membre de votre équipe, aimeriez participer davantage au CUCCIO? Vous ne savez pas où commencer?

Les groupes d'intérêts spéciaux (GIS) font partie des mécanismes mis en place pour tisser une communauté entre les membres et dans différents groupes d'intérêts spécifiques.

Certains GIS servent simplement à partager des renseignements ou des bonnes pratiques au moyen d’un serveur de liste de diffusion (comme dans le cas du GIS de technologies d’enseignement et d'apprentissage), tandis que d'autres s’emploient un peu plus activement à relever les défis communs par des conférences téléphoniques mensuelles et des rencontres en personne (p. ex., le GIS sur la sécurité).

Ces groupes se forment souvent d'eux-mêmes. Au fil du temps, ils mettent au point une structure et des processus qui leur permettent de mieux répondre à leurs besoins, notamment en choisissant un président (ou des coprésidents) ou des modérateurs d'information pour coordonner les activités du groupe, faciliter les discussions et définir les résultats souhaités et les réalisations potentielles.

Le CUCCIO compte plusieurs GIS à divers états de fonctionnement :

  • Sécurité
  • Technologies d’enseignement et d'apprentissage
  • Gestion de portefeuille et de projet
  • Portails et technologies afférentes
  • Analyse de valeur et de rentabilité
  • Reprise après catastrophe

Au cours des prochains mois, d’autres groupes d'intérêts spéciaux (ou « communautés de pratique ») seront établis selon des axes fonctionnels (p. ex., services de réseau, services à la clientèle, services web, informatique de recherche). La participation aux GIS est ouverte à tous les employés des universités membres.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la page web des GIS ou contacter la directrice générale du CUCCIO, Lori MacMullen.

 

Aperçu du document de référence du CUCCIO : les différents modèles d’approvisionnement de trois établissements postsecondaires du Canada

Peu importe la taille ou la situation géographique de votre campus, si vous êtes un établissement d’enseignement supérieur au Canada, il y a de fortes chances que vous soyez actuellement en plein débat à propos du nuage – et de la signification de cette technologie pour votre département, vos instituts et vos utilisateurs.

Vous avez assisté à l'ACPAU à Saint John ou à CANHEIT à Fredericton, en juin dernier? Vous avez alors peut-être entendu le groupe de travail de Bob Cook, Bo Wandschneider et Mark Roman parler des nouveaux modèles d'approvisionnement à l'Université de Toronto, l'Université Queen’s et l'Université de la Saskatchewan.

S’appuyant sur le contenu de ces rencontres, ces trois dirigeants principaux de l'information (DPI), membres du CUCCIO, s’emploient à mettre au point un document de référence CUCCIO qui servira à approfondir le débat sur les différents modèles d'approvisionnement dans les TI en contexte d’études supérieures.

Ce document visera moins à cerner la ou les meilleures solutions d'approvisionnement qu’à cibler les thèmes et les critères clés dont les établissements d’enseignement supérieur du Canada devraient tenir compte quand ils évaluent leur solution d’approvisionnement idéale.

Les thèmes et critères potentiels à inclure dans le document sont nombreux et complexes. Toutefois, dans un premier temps, on pourrait envisager les neuf indications suivantes :

  1. Préparez-vous à un nouveau modèle budgétaire comprenant les dépenses d'exploitation et les dépenses d'investissement de capital.
  2. Il n’existe pas de solution universelle – chaque établissement doit trouver la stratégie qui lui convient.
  3. Externalisez (sous-traitance) ce que vous comprenez, de façon à pouvoir bien négocier les contrats.
  4. La confidentialité et la sécurité sont essentielles; intégrez ces aspects à votre processus de demande de propositions pour tester les fournisseurs.
  5. Faites participer votre communauté et obtenez l’assentiment des cadres supérieurs.
  6. Pendant votre préparation, expliquez les risques de NE PAS adopter la nouvelle solution (ils sont supérieurs aux risques associés au changement).
  7. Passez en revue les conséquences juridiques de l'adoption de la solution.
  8. Méfiez-vous des éventuelles répercussions culturelles ou politiques sur le campus.
  9. En cas d’échec, essayez autre chose.

Qu’il s’agisse d’une solution infonuagique privée, hors campus ou publique, d’un nuage communautaire ou hybride, les DPI n’hésitent pas à reconnaître il peut être complexe pour un établissement d’enseignement supérieur de déterminer son meilleur modèle d’approvisionnement.

Ce document cherche à mettre en évidence l'ampleur des questions qu’examinent les membres du CUCCIO à titre de dirigeants des TI en contexte d’études supérieures, des questions qui touchent aussi le rôle administratif et académique de leurs collègues.

Pour en savoir plus sur ce document de référence ou participer au débat sur les différents modèles d'approvisionnement, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

Partage de services : faire la distinction entre coût et investissement

C’est une question que nous avons tous et toutes posée ou qui nous a souvent été posée : comment faire plus avec moins?

Au cours des vingt dernières années, une solution a pris progressivement de l’ampleur dans les milieux des TI – axée sur la collaboration et le partage des coûts, cette solution prend le nom de partage de services.

Michael Berman est vice-président de la technologie et de la communication à l’Université d’État de Californie à Channel Islands. Chef de file reconnu dans le monde des TI de l’enseignement supérieur, Michael fera part de ses expériences à l’occasion des réunions des membres du CUCCIO qui auront lieu du 17 au 19 février, à Vancouver.

« J’ai vraiment découvert le partage de services quand je suis entré à Cal Poly Pomona [Université polytechnique de l’État de la Californie à Pomona] en 2000. À cette époque, Cal Poly faisait partie du réseau de l’Université de l’État de Californie qui regroupait 23 établissements, tous dépendant d’un conseil de gouvernance. Chaque campus était assez indépendant, mais l’idée de réunir les systèmes de gestion de planification des ressources de tous ces campus sous une plateforme logicielle commune faisait son chemin. L’Université de l’État de Californie a donc acheté une licence PeopleSoft pour les 23 campus dans le but d’assurer la gestion des étudiants, de l’administration, des finances, des ressources humaines, etc. On nous a ensuite demandé de faire migrer tous les systèmes et l’ensemble de l’information dans un centre de données unique, supervisé par un seul centre de gestion. Ce projet a été très vaste et très complexe, et dans l’ensemble, très réussi, mais il ne s’est pas fait sans heurts, tant sur le plan politique qu’opérationnel. Je compte parler des aspects politiques qui ont gravité autour de ce projet avec les membres du CUCCIO à Vancouver. »

Selon Michael, c’est un DPI qui, voulant tirer le meilleur parti de ses ressources financières et humaines, a suscité l’intérêt grandissant pour le partage de services.

« J’ai toujours eu l’impression de ne pas avoir le budget ni le personnel suffisant pour faire ce qu’on me demande, explique-t-il. Je suis toujours à la recherche de moyens pour tirer parti des personnes et des fonds budgétaires afin de fournir plus de services pour le même montant d’argent, ou pour moins. »

Michael explique que cette façon de faire peut prendre de nombreuses formes, mais que la première étape consiste à déterminer si certains des services clés que vous assurez peuvent être banalisés et offerts à moindre coût ou mieux par un autre campus que le vôtre.

Cependant, étant donné que la mise en œuvre des accords de partage de services est encore un domaine relativement nouveau, ce processus n’est pas toujours aussi simple qu’il y paraît.

« D’après mon expérience, les campus ne sont pas toujours des fournisseurs de services très évolués et cela représente un défi, déclare Michael. Ils sont souvent utilisés pour un ensemble assez informel d’objectifs en matière de services et d’accords sur les niveaux de service. Leur capacité à réagir et à fournir des services 24 h sur 24 et 7 jours sur 7 est assez limitée. Ils doivent donc se demander s’il est vraiment sensé de renforcer leurs capacités et leurs processus et d’augmenter leur personnel pour pouvoir fournir un niveau de qualité digne d’un fournisseur externe. Lorsqu’un DPI dit que son campus possède un catalogue de services et qu’il assure la gestion des services, cela peut suffire, mais entre offrir des services à l’interne et en assurer à d’autres campus, la différence est grande. Quant à faire passer les besoins des autres avant les leurs, d’après moi, bon nombre des campus ne sont pas prêts à entamer un dialogue sur ce sujet! »

Selon Michael, les changements de personnel dans les hautes sphères des établissements peuvent également poser certains défis.

« Les différents dirigeants – de la présidence à la vice-présidence en passant par la direction financière et celle des TI – peuvent avoir des points de vue vraiment opposés au sujet du partage de services. Certaines personnes y sont ouvertes, d’autres pas, constate Michael. Souvent, une coalition d'apprentissage est mise sur pied, mais la haute direction change et tout déraille. »

Malgré tous les pièges potentiels, Michael croit qu’il existe suffisamment de bonnes raisons – et une variété de modèles – pour que le partage de services fonctionne.

« Il faut d’abord commencer par penser à petite échelle, dit-il. Si vous avez seulement deux, trois ou quatre campus qui collaborent et qui ont des mandats similaires et un bon niveau de confiance, la démarche peut tout à fait se justifier. Par contre, à mesure que le nombre de campus augmente, les choses se compliquent. Demandez-vous à combien de conférences téléphoniques vous voulez participer! Tout cela engendre une certaine surcharge! »

« Une autre forme de partage de service consiste à ce qu’un grand établissement fasse l’échange de services excédentaires, poursuit Michael. Au Canada, une poignée des plus grandes universités reçoit une importante partie des budgets pour la recherche. Elles pourraient très bien mettre leurs capacités excédentaires à la disposition de plus petites universités, ce serait vraiment très judicieux. »

« Il existe de nombreux modèles et modes de gestion différents, ajoute Michael, mais pour les créer et les mettre en place, il faut investir beaucoup d’énergie dans la gouvernance – n’oublions pas qu’il s’agit d’un domaine relativement nouveau. Les choix que vous faites en matière de fonctionnement, de personnes décisionnelles et de modes de communication… tout cela prend du temps. Il faut donc déterminer si le service que vous mettez sur pied est suffisamment intéressant – et procure assez d'économies et de rendement – en regard du temps que vous y consacrez. On peut avoir tendance à surestimer la valeur et à sous-estimer les coûts. »

Michael affirme que le concept de partage de services est en croissance aux États-Unis et que la tendance des services hors campus va se maintenir.

« Aux États-Unis, l’initiative qui a suscité la plus grande attention de la presse est Unizin, considérée plutôt comme un enjeu purement académique que comme un projet informatique. Ils font très attention à obtenir l’adhésion des bonnes personnes dans le milieu universitaire, ce qui pourrait être une bonne stratégie, mais restent évasifs au sujet de leurs objectifs et de ce qu’ils vont accomplir. »

D’après Michael, quand il est question de partage de service, il est important de faire la distinction entre les économies de coûts et le rendement.

« Quand j’étais DPI à l’Université d’État de Californie à Channel Islands, de 2008 à 2010, le partage de services était présenté comme un moyen pour économiser de l’argent pendant la crise économique. Le problème, quand vous êtes en période d’économies et que vous faites des mises à pied et des coupures, c’est que vous n’avez pas le temps ni l’argent pour mettre quelque chose de nouveau en place. Or, compter sur les services partagés, même si cela peut faire économiser à long terme, nécessite des investissements pour le renouvellement du matériel, des voyages, de la formation, etc. Il ne s’agit pas d’acheter simplement un nouveau logiciel et de licencier 50 personnes. Alors, où se situent les réelles économies? »

Pour des renseignements sur les réunions des membres du CUCCIO, consultez le site web.

Sécurité des TI : les universités sont-elles devenues des cibles?

Il suffit de survoler les nouvelles pour savoir que la sécurité des TI est un sujet de plus en plus important pour le secteur privé comme pour le secteur public.

Est-ce la même chose pour les établissements d’enseignement?

Souvent financées par l’État et collaborant fréquemment avec des organismes de recherche privés et publics, les universités sont-elles devenues un point de mire pour les pirates informatiques modernes les plus innovants (et dangereux)?

Paul Stokes est le DPI de l’Université de Victoria.

« Je fais partie de ceux qui pensent que nous sommes des cibles, il n’y a aucun doute là-dessus, explique-t-il. Cela concerne deux domaines principaux, l’administration et la recherche. Du côté administratif, nous tenons d’importants registres de données et les conservons longtemps. Nos fichiers de renseignements s’étoffent de plus en plus et les pirates aimeraient bien mettre la main sur toutes ces données personnelles. En ce qui concerne la recherche, nous passons constamment des accords – qui contiennent un nombre important de renseignements personnels – avec les gouvernements et les entreprises… du point de vue d’un pirate à la recherche d’information pour de l'espionnage industriel, il y a beaucoup de données intéressantes. »

Selon Paul, la sécurité des TI, comme les autres défis que doit surmonter la gestion des TI dans l’enseignement supérieur, peut être une question de ressources.

« La plupart d’entre nous ne disposons pas des mêmes fonds – ni de la même expertise – que les entreprises pour soutenir une infrastructure de sécurité massive, dit-il. Nous avons beau faire tout notre possible, nous sommes toujours limités par nos ressources. Par exemple, à cause d’accords syndicaux, nous n’engageons pas de consultants en sécurité, car cela revient trop cher. Je ne me plains pas, mais je constate que nous ne sommes pas sur la même échelle. »

Mike Langedock est le DPI de l’Université du Manitoba.

« Pourquoi les universités sont-elles des cibles? En raison de leur ouverture; ça fait partie de notre culture, constate-t-il. En fait, notre nature nous rend vulnérables. Nous sommes en grande partie des établissements gouvernementaux, ce qui veut dire que les attentes en matière d’accès sont d’autant plus élevées. »

Selon Mike, les attentes des étudiants compliquent l’équilibre entre accessibilité et sécurité.

« Les étudiants s’attendent à avoir accès à leurs dossiers personnels et à leurs notes comme s’ils étaient dans un classeur… comment concrétiser cette attente d’accessibilité, tout en la protégeant par des niveaux de sécurité qui ne compromettent pas la personnalisation? Les gens s’attendent à ce que les choses qu’on faisait auparavant de manière matérielle et traditionnelle puissent être faites aujourd’hui par voie électronique. »

Mike explique que de l’administration à la recherche en passant par les questions directement reliées aux étudiants, il existe un large éventail de besoins et de publics en matière de sécurité des TI. C’est cependant le monde de la recherche qui est souvent le plus difficile à gérer.

« Aujourd’hui, le problème que nous avons, c’est la dépendance exponentielle de la recherche envers l'informatique et le rôle de propulseur que jouent les services TI dans ce domaine. Nous devons permettre aux chercheurs de continuer leur travail sans limiter leur capacité de stockage, d’envoi de courriels, de partage de fichiers, etc., explique Mike. En plus, poussés par leurs ambitions à publier des textes, ces chercheurs ne se préoccupent pas toujours beaucoup de la sécurité ou de la confidentialité, comme pourrait nous le dire un vérificateur ou un administrateur. La recherche étant devenue une activité mondiale, il faut pouvoir se connecter à ces services de stockage, d’envoi, etc. Pas besoin de les mettre en place sur le campus… il faut juste veiller à ce que leur accès soit sécurisé et se fasse selon des modalités de vérification d’identité. »

Pour aider à relever ces défis, Paul et Mike estiment qu’il est fondamental de sensibiliser tous les utilisateurs aux risques encourus.

« Une nouvelle approche consiste à essayer de protéger les gens contre eux-mêmes. En fait, il s’agit de leur donner les connaissances et les outils nécessaires pour qu’ils soient conscients de leurs vulnérabilités quand ils travaillent avec la technologie. C’est un peu comme un modèle de gouvernement autonome, affirme Mike. Selon la façon dont vous établissez le contact avec les gens, vous pouvez transférer les coûts et les appliquer davantage à l’éducation qu’à l'infrastructure technique. C’est ça qui est innovant. »

« On en revient toujours au maillon le plus faible, déclare Paul. On a beau redoubler d’efforts en matière de processus de sécurité – chiffrement de données, protection des paramètres, pare-feu et protection des points d’extrémité, sensibilisation et information accrues – généralement, le maillon le plus faible est l’homme. Par exemple, on commence à voir de plus en plus de tentatives d’hameçonnage. Dans ces cas-là, les maillons les plus faibles sont les gens qui cliquent sur ces liens. »

« Vous aidez les gens à faire de bons choix en matière de stockage et de transfert de données – tout est une question de sensibilisation et d’information. »

Pourtant, Paul et Mike conviennent que les vérifications internes et externes sont des éléments essentiels de toute stratégie de sécurité des TI.

« Au-delà de la sécurité et de la vie privée, il y a la dimension du risque », affirme Paul. « Il faut toujours aborder les choses – qu’il s’agisse d'un établissement entier d'un projet – dans une perspective de risque. Choisir d’accepter, d’atténuer ou d’éliminer un risque… gérer le risque est une lourde tâche et le plus dur, c’est de penser à ces trois possibilités en même temps, ce que bon nombre de gens ne font pas. »

« Tachez d’obtenir des tests de vulnérabilité faits par un organisme indépendant, poursuit Paul. Se regarder soi-même est très différent que de se faire regarder par quelqu’un d’autre. »

L’interaction entre la sécurité TI, la vie privée et le risque continuera d’être un élément de discussion important à la prochaine réunion des membres du CUCCIO, qui aura lieu du 17 au 19 février à Vancouver. Pour obtenir des renseignements, consultez le site web.

Célébrer l’innovation, la collaboration et la communauté

Dans le monde trépidant des TI de l’enseignement supérieur, il peut être difficile de prendre un moment pour célébrer les succès.

C’est justement une des raisons pour lesquelles le CUCCIO lance, cette année, son tout premier programme de prix nationaux.

Ce programme a été mis sur pied par trois leaders de la communauté du CUCCIO, Graham Mowbray, Rick Bunt et Mark Roman, qui ont pu compter sur le soutien de la directrice générale du CUCCIO.

Graham a été directeur de l’informatique et des communications à l’Université Memorial jusqu’à sa retraite en 2014. Selon lui, c’est le bon moment de mettre en place ce genre de distinctions.

« Le CUCCIO est une organisation encore relativement jeune, mais qui a parcouru bien du chemin ces dernières années, explique-t-il. Notre regroupement a montré sa grande valeur dans les domaines du partage des connaissances et du réseautage avec les pairs. D’ailleurs, il est évident que nos membres apprennent, partagent leurs expériences et prennent conseil auprès des uns et des autres. Les prix, dans ce contexte, sont un moyen de mettre en lumière l’excellence des activités de l’organisation. Pour moi, ils permettent de gravir un autre échelon au sein du CUCCIO. »

La première remise de prix du CUCCIO aura lieu le jeudi 18 juin 2015 au gala du CANHEIT, à l’Université du Nouveau-Brunswick à Fredericton.

Devant un tel travail d’innovation et de collaboration dans le domaine des TI sur les campus des quatre coins du pays, Graham estime que ces prix faciliteront aussi le partage de l’information, aspect qui apporte une valeur réelle aux membres du CUCCIO.

« Les TI sont des cibles constamment en mouvement, ajoute-t-il. Elles évoluent généralement plus vite que d’autres domaines, comme le secteur des infrastructures, et c’est ainsi depuis des années. Il peut donc être difficile pour une organisation de se tenir au courant des meilleurs systèmes, programmes ou approches pour résoudre les problèmes de TI ou de SI, ou de créer les siens. Grâce à ces prix et à la communauté elle-même, le CUCCIO peut mettre en valeur ce que les gens font, un point que le reste de la communauté devrait remarquer. »

Rick Bunt est professeur émérite au Département des sciences informatiques de l’Université de la Saskatchewan. Avant de prendre sa retraite en 2014, il a occupé les fonctions de DPI et de vice-président adjoint des TIC de cette université.

« Les prix permettront de mettre en lumière quelques-unes des grandes choses réalisées par les équipes TI des établissements d’enseignement supérieur du Canada, se réjouit Rick. Par expérience, je sais que les universités n’apprécient pas toujours pleinement les incroyables initiatives de soutien aux activités menées par leurs organisations TI. Les départements TI des universités sont trop souvent considérés comme des secteurs “de l’ombre” contrairement aux facilitateurs d'affaires ou stratégiques. Ces distinctions vont vraiment contribuer à démontrer la valeur ajoutée que les TI et les travailleurs de ce secteur apportent aux universités. »

En tout, trois prix seront remis, soit le prix de l'innovation, le prix de la collaboration et le prix du renforcement de la communauté. Selon Rick, ce programme apporte quelque chose à tous les membres de la communauté du CUCCIO et pas seulement aux personnes qui les reçoivent.

« On dit que la marée montante soulève tous les bateaux, ajoute Rick. Nous allons tous profiter de ces prix qui soulignent et mettent en lumière quelques-unes des grandes réalisations en TI. C’est aussi une façon d’attirer l’attention de certains publics qui ne reconnaissent pas toujours bien la valeur des TI et de leur dire “Regardez ce qu’on fait.ˮ »

Rick souligne, justement, que de nombreux projets couronnés de succès, menés par des membres du CUCCIO au cours des dernières années, auraient mérité ce type de reconnaissance.

« Prenons par exemple la Fédération canadienne d’accès. C’était une équipe réduite qui représentait un petit groupe d’établissements, mais les retombées de son travail ont été très vastes. Les choses bien faites ont toujours un effet d’entraînement. C’est une des véritables forces du CUCCIO. L’imitation est la forme la plus sincère de flatterie et les gens en tirent des leçons. »

Mark est actuellement DPI et vice-président adjoint des TIC à l’Université de la Saskatchewan.

« Nous devons en quelque sorte créer l’héritage du CUCCIO et trouver une façon de reconnaître les efforts des gens, indique-t-il. Dans ce domaine, pas question de relâcher l’attention. De nos jours, qui a du temps à perdre pour les choses qui sortent de l’ordinaire? La création de ces prix permet donc de souligner qu’il existe des gens qui consacrent une partie de leur temps et de leur vie personnelle à de belles réalisations – et ça, c’est important ».

Selon Mark, les personnes qui remporteront les premiers prix du CUCCIO représenteront des universités de toutes tailles et des projets de tous types.

« Peut-être que ce sera un modèle de gestion de projet ou de gouvernance, ou encore quelque chose ayant trait à la façon dont on peut résoudre un problème de recherche particulier ou améliorer un centre de données. Du côté de l’enseignement et l’apprentissage, il pourrait être question de la façon d’envisager un cours en ligne ouvert à tous ou d’un modèle d’apprentissage hybride qui améliore la pédagogie. Cela permettra d’améliorer non seulement le CUCCIO, mais aussi le paysage des TI de l’enseignement supérieur au Canada ».

Pour Mark, les projets les plus importants sont ceux qui connaissent du succès à l’échelle locale, mais qui peuvent aussi s’appliquer ou enseigner quelque chose à l’échelle mondiale.

« Je pense que le programme permettra de célébrer des choses que nous pouvons tous utiliser, affirme-t-il. C’est certain, beaucoup de projets sont uniques et spéciaux pour une université précise, mais ce qu’il serait vraiment intéressant de voir, ce sont des projets utilisables par tout le monde. »

La première remise de prix du CUCCIO aura lieu le jeudi 18 juin 2015 au gala du CANHEIT, à l’Université du Nouveau-Brunswick à Fredericton. L’appel à candidatures devrait commencer à la fin du mois de janvier et être ouvert exclusivement aux membres du CUCCIO jusqu’au 30 mars.

Pour des renseignements sur les Prix CUCCIO, ou pour soumettre une application, consultez le site web : http://www.cuccio.net/initiatives/prix-du-cuccio.php

L’Université de l’Alberta annonce un partenariat avec CUCCIO et Calcul Canada pour la tenue d’une conférence commune en 2016

24 juin 2015

Chef de file de l’enseignement et de la recherche au Canada, l’Université de l’Alberta a annoncé aujourd’hui qu’elle s’associe avec le regroupement des dirigeants des technologies de l’information du secteur canadien de l’enseignement supérieur (CUCCIO) et Calcul Canada pour la tenue d’une conférence commune en 2016. L’événement réunira deux rassemblements nationaux annuels, CANHEIT, sous la direction du CUCCIO, et le Symposium de calcul informatique de pointe (HPCS), chapeauté par Calcul Canada.

La conférence conjointe offrira une plateforme où s’échangeront les plus récentes pratiques exemplaires, les possibilités et les défis du calcul informatique de pointe et des TI en enseignement supérieur. CANHEIT abordera les enjeux et les perspectives en enseignement supérieur, alors que le HPCS portera sur les nouveaux outils, techniques et découvertes en recherche à forte intensité de calcul.

« En tant que regroupement des dirigeants des TI du secteur de l’enseignement supérieur au Canada, CUCCIO est heureux de tenir son colloque annuel, CANHEIT, en collaboration avec le HPCS à l’Université de l’Alberta en 2016, indique Lori MacMullen, directrice générale de CUCCIO. Chaque année, CANHEIT est l’occasion de rassembler nos membres afin de discuter des enjeux et tendances actuels en TI dans le secteur de l’enseignement supérieur, de la sécurité aux services partagés. Notre association avec le Symposium de calcul informatique de pointe vient multiplier les possibilités de réseautage et de partage des pratiques exemplaires, en réunissant sous un même toit nos membres et leur personnel et les intervenants de la recherche et du calcul de pointe au Canada. »

« Nos deux communautés dépendent de l’infrastructure numérique et du savoir-faire technique de premier ordre et en récoltent les bénéfices, que ce soit pour améliorer l’enseignement supérieur ou soutenir la recherche de pointe qui améliore la qualité de vie des Canadiens, souligne Mark Dietrich, président et chef de la direction de Calcul Canada. Une grande partie des excellentes recherches que soutient Calcul Canada débute dans les universités membres de CUCCIO. L’organisation d’un événement commun nous donne la chance de cimenter les collaborations actuelles entre nos deux organisations, en plus de mettre les participants en présence idées et d’innovations toujours plus diversifiées et intéressantes. »

La conférence aura lieu au Centennial Centre for Interdisciplinary Science (CCIS) sur le campus de l’Université de l’Alberta à Edmonton, du dimanche 19 au mercredi 22 juin 2016. L’événement s’adresse aux professeurs, aux chercheurs de différents milieux (universitaire, industriel et gouvernemental), aux experts techniques, aux fournisseurs et aux professionnels des TI dans le secteur de l’enseignement supérieur au Canada.

Plus d’information :
Julie Keyser
Chef d’équipe, Communications
Services et technologies de l’information
Université de l’Alberta
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Kelly Nolan
Directrice administrative, Relations publiques
Calcul Canada
819‑598‑2910
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

À propos de l’Université de l’Alberta

Établissement d’enseignement et de recherche de premier plan, l’Université de l’Alberta à Edmonton est réputée internationalement pour son excellence en sciences humaines, en sciences fondamentales, en arts créatifs, en administration des affaires, en génie et en sciences de la santé. L’université accueille plus de 39 000 étudiants et 15 000 professeurs et employés de soutien. Forte de plus de 460 M$ en subvention de recherche, elle dispose d’un budget total de 1,75 G$. L’Université de l’Alberta offre quelque 400 programmes rigoureux de premier, deuxième et troisième cycles ainsi que des programmes de formation professionnelle dans 18 facultés sur cinq campus, dont un en milieu rural et un francophone. Elle compte plus de 260 000 diplômés aux quatre coins du monde. L’université et son personnel s’appliquent depuis 1908 à respecter la promesse de son recteur fondateur Henry Marshall Tory pour qui la connaissance doit servir à « élever tout un peuple ».

À propos de CUCCIO

CUCCIO est le regroupement des dirigeants des technologies de l’information (TI) du secteur de l’enseignement supérieur au Canada. L’association aide les universités du pays à exceller par un usage efficace et inventif des TI. Incorporé en 2006, CUCCIO est l’aboutissement de près de 40 années de partage de l’information, de collaboration, de création du savoir et de défense des droits au sein des associations provinciales et régionales des dirigeants des TI des établissements d’enseignement postsecondaire. CUCCIO est un organisme sans but lucratif, financé par ses membres provenant d’une cinquantaine d’universités canadiennes qui, collectivement, représentent plus de 90 % des étudiants inscrits dans les universités du pays.

À propos de Calcul Canada

En collaboration avec les organisations locales ACENET, Calcul Québec, Compute Ontario et WestGrid, Calcul Canada donne le ton à l’innovation dans le domaine de la recherche en mettant au point des systèmes, des solutions de stockage et des logiciels de calcul informatique de pointe (CIP). L’union de ces forces fournit des services et des ressources essentiels de calcul informatique de pointe aux chercheurs canadiens et à leurs collaborateurs des domaines universitaire et industriel. Notre équipe de calibre international compte plus de 200 experts répartis dans quelque 35 universités et instituts de recherche partenaires d’un océan à l’autre, qui apportent un soutien direct au personnel de recherche. Calcul Canada représente fièrement l’excellence canadienne en calcul informatique de pointe au pays et ailleurs.

Des universités de l’Ouest, du Centre et de l’Est du Canada honorées à la première remise des prix CUCCIO à CANHEIT 2015 à Fredericton

Fredericton (N.-B.) 23 juin 2015 — L’annonce des premiers lauréats des prix CUCCIO a été faite le jeudi 18 juin dans le cadre de CANHEIT 2015, un colloque de la communauté des technologies de l’information (TI) appliquées au domaine des études supérieures, qui se tenait à l’Université du Nouveau-Brunswick à Fredericton.

On a profité du gala du 18 juin pour célébrer la collaboration, l’innovation et la communauté en récompensant des établissements universitaires qui, pour cette première remise de prix, étaient de la Saskatchewan, de l’Ontario et du Canada atlantique.

« Ce programme de prix est destiné à récompenser la communauté des TI en contexte d’études supérieures au Canada et à célébrer sa contribution à ce milieu particulier », déclare Lori MacMullen, directrice générale du CUCCIO. « Cette année, nous inaugurions le programme des prix CUCCIO en vue de créer un sentiment d’excellence en TI dans le monde des études supérieures. Nous espérons que tous les candidats, finalistes et membres du CUCCIO ressentent alors une grande fierté du travail accompli chaque jour pour appuyer une utilisation novatrice, concrète et efficace des TI dans l’exécution des mandats institutionnels d’enseignement, d’apprentissage, de recherche et d’administration. »

Les prix CUCCIO sont remis dans trois catégories : collaboration, innovation, communauté.

Le prix inaugural de la collaboration a été remporté par le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard (Réseau informatique éducatif du N.-B./Î.P.É.).

« Le réseau informatique N.-B./Î.P.É. est un des consortiums de TI des études supérieures qui réussit le mieux au Canada, commentait Terry Nikkel, vice-président adjoint des services de technologies de l’information de l’Université du Nouveau-Brunswick, qui a accepté le prix CUCCIO pour la collaboration au nom du groupe. Nous avons appris à travailler ensemble de manière efficace. Notre objectif commun est de déployer des solutions technologiques d'avant-garde dans tout le groupe – dont les membres peuvent représenter quelques centaines ou plusieurs milliers d’étudiants – en réduisant le total des coûts des TI pour tout le monde. »

Le prix inaugural de l’innovation a été décerné à l’Université de Toronto pour son projet pilote de surveillance d’examens en ligne (University of Toronto’s Online Proctoring Pilot Project).

La surveillance d'examens en ligne était (et l’est toujours) quelque chose de tellement nouveau au Canada que beaucoup de gens n’avaient même jamais entendu parler du concept », expliquait Fareed Teja, superviseur de la technologie des communications et de l’information académique à la faculté des sciences infirmières Lawrence S. Bloomberg de l’Université de Toronto, lauréat du prix CUCCIO pour l’innovation. Grâce à ce projet pilote, nous avons pu élaborer les nôtres et les partager, mettre en évidence les problèmes soulevant des opinions nuancées et servir d'étude de cas pour les autres établissements qui voudraient aborder la question de l'intégrité académique dans les examens en ligne. »

Le gagnant du prix inaugural de la communauté a été remis à Jeff Gardiner, président du groupe de sécurité de l’information du CUCCIO et chef de la sécurité de l’information à l’Université Western Ontario.

« Grâce au leadership de Jeff, le groupe de sécurité de l’information du CUCCIO est devenu une communauté étroite où on encourage la collaboration et où le partage est monnaie courante, affirmait Mark Roman, président du conseil d’administration du CUCCIO qui est dirigeant principal de l’information et vice-président adjoint à l’Université de la Saskatchewan. « J’ai fait partie de nombreux groupes semblables, mais celui du CUCCIO m’est le plus utile en tant que professionnel canadien de la sécurité dans les études supérieures. Jeff mérite qu’on reconnaisse son travail et les résultats tangibles et réels qu’il a produits. Il a toute ma gratitude pour son engagement à rendre tout le milieu des études supérieures plus sécuritaire du point de vue du travail et du partage des données. »

Découvrons la programmation

CANHEIT 2015 aura lieu la semaine prochaine à l'UNB à Fredericton. Si le charme des Maritimes contribuera largement au plaisir des participants, c’est la programmation qui fera de CANHEIT une expérience enrichissante.

Wayne Hansen est gestionnaire de la technologie étudiante à l'UNB à Saint John. Il est aussi chargé de cours à la faculté des lettres et à celle des sciences informatiques de cette université. M. Hansen a déjà siégé au comité de la programmation de CANHEIT, mais pour la première fois cette année, il en a assuré la coprésidence aux côtés de son collègue, Peter Jacobs, directeur du soutien à la recherche auprès des services de technologies de l’information de l’Université du Nouveau-Brunswick.

« Au cours des dernières années, la programmation de CANHEIT a placé la technologie dans un contexte général, a déclaré Wayne. Il est clair que les participants de CANHEIT se demandent comment les TI se répercutent sur les membres du corps professoral et les étudiants. C’est bien de voir, au sein des départements informatiques, que la technologie a un effet élargi. »

Selon Wayne Hansen, le fait que le comité a donné beaucoup de liberté aux intervenants et conférenciers dans le choix de leurs sujets explique en partie pourquoi la programmation 2015 est si spéciale.

« En regardant le Top 10 des tendances dressé par EDUCAUSE et les derniers programmes de CANHEIT et en nous basant sur les discussions que nous avons eues aux réunions des membres du CUCCIO, nous avons déterminé sept thèmes que les conférenciers pourront traiter comme ils le veulent, a expliqué Wayne. En leur laissant beaucoup de marge de manœuvre, cette approche stratégique a donné lieu à une programmation très représentative de la géographie et des disciplines. C’est un des programmes les plus prometteurs que j’ai jamais vus! »

Wayne Hansen constate toutefois que la sécurité occupe une place importante dans le programme.

« De l'évaluation des risques et menaces en environnement postentreprise à la conception d'applications web sécurisées, en passant par la formation d’un groupe de travail spécialisé en sécurité, on sent que le thème de la sécurité est majeur et qu’il intéresse un grand nombre d’établissements dans tout le pays, précise Wayne. C’est vraiment un sujet d’actualité.

« Le programme met aussi l’accent sur l'impact de la technologie sur l'enseignement et l'apprentissage, poursuit Wayne. On parle souvent de la prestation de services et des divers aspects de la technologie du point de vue des TI, mais, cette année, et peut-être pour la première fois, on va aussi se pencher sérieusement sur les questions liées à l'enseignement et à l'apprentissage. »

Wayne trouve formidable que de plus en plus d’intervenants et de conférenciers soient issus d’autres départements que les TI traditionnelles. Pour lui, cela signifie qu’une population croissante s’intéresse à des questions qui, auparavant, ne concernaient peut-être que les professionnels des TI.

« Dans le programme, la catégorie qui comprend probablement le plus de séances est celle concernant l’évolution constante de la technologie. C’est là qu’on se penche sur la situation de la technologie et son avenir, mentionne-t-il. Ce sera intéressant de voir où les gens vont prendre connaissance de cette question – convergence numérique, utilisation d’un club de lecture pour soutenir le changement organisationnel ou sept idées TI pour changer le monde ou encore discussions techniques sur des sujets comme le système d'adresses IPv6… ils vont avoir le choix. C’est la preuve que les TI évoluent et, sur le terrain, on y pense. »

Justement, pour Wayne, ce dernier point est exactement la raison d’être de CANHEIT : cerner les principaux sujets de préoccupation des membres de la communauté des TI dans l’enseignement supérieur au Canada et fournir un contexte propice à la mobilisation.

« En fin de compte, il s’agit de déceler les tendances et d’en tenir compte, sans avoir peur de sortir de sa zone de confort et de laisser les intervenants faire preuve de créativité », conclut-il. CANHEIT est une excellente tribune où les gens peuvent discuter de points qui sont importants pour eux.»

Consulter le programme complet de CANHEIT 2015

Félicitations!

Le Programme de récompenses du CUCCIO vise à rendre hommage aux personnes, groupes ou institutions dont le travail illustre bien les efforts déployés par le CUCCIO pour établir une communauté des TI dans l’enseignement supérieur au Canada, et la soutenir. Les prix seront remis en grande première le 18 juin, dans le cadre de CANHEIT 2015.

Voici ce que les finalistes de ces prix avaient à dire à propos de leur mise en nomination.

Prix CUCCIO de la collaboration 2015

Le prix CUCCIO de la collaboration reconnaît les initiatives favorisant la collaboration entre intervenants des TI. Les finalistes pour 2015 sont : Projet de partage de services du réseau informatique éducatif du N.-B/Î.-P.-É; Initiative de classe d'apprentissage actif de l'Université Wilfrid Laurier; Initiative de responsabilité partagée de PeopleSoft Ontario.

« Le réseau informatique éducatif du N.-B/Î.-P.-É, qui existe depuis 45 ans, se démarque par la bonne conception de sa gouvernance et de son cadre et modèle financier. Nous avons appris, depuis longtemps, à travailler ensemble de manière efficace. Notre objectif commun est de déployer des solutions technologiques d'avant-garde dans tout le groupe – dont les membres peuvent représenter quelques centaines ou plusieurs milliers d'étudiants à temps plein – de manière à réduire l'ensemble des coûts TI pour tous. Il est impressionnant que ce réseau dure depuis si longtemps et qu’il ait réussi à répondre aux divers besoins informatiques de ses membres de manière efficace, sans grands conflits ni débats. Nous avons à cœur de fournir un excellent travail pour le bien de tous. »

« Les prix CUCCIO se sont fait attendre, mais leur existence prouve à quel point le CUCCIO a gagné en maturité en tant que chef de file et défenseur des services TI dans l’enseignement supérieur au Canada. »

- Terry Nikkel, vice-président adjoint des services de technologies de l’information, Université du Nouveau-Brunswick

«Notre projet de classe d'apprentissage actif est un excellent exemple de collaboration d’équipe parce qu’il répond aux besoins changeants des étudiants et à l’évolution de la technologie. En septembre 2014, nous avons lancé la deuxième classe d'apprentissage actif spécialement conçue à cette fin. Son succès dépendait de la collaboration de plusieurs unités académiques et administratives qui, normalement, n’auraient pas travaillé ensemble, comme la Faculté des lettres, la vice-présidence à l’enseignement, les ressources matérielles, les services de soutien à l’enseignement, le bureau du registraire et les TIC. En collaborant, nous avons créé un environnement de travail social. »

« Pour autant que je sache, le programme de récompenses du CUCCIO est la seule façon pour les personnes qui travaillent dans les TI d’être reconnues pour leur apport à l'enseignement supérieur au Canada. » 

- Gary Wagner, gestionnaire – soutien technique des TIC à Waterloo, Technologies de l'information et de la communication, Université Wilfrid Laurier

« L’initiative de responsabilité partagée de PeopleSoft Ontario a été mise au point par plus d'une dizaine de collèges et d’universités en vue de déceler les possibilités de collaboration. Elle est le fruit de l'étude du Fonds de productivité et d'innovation. Les participants bénéficient déjà de l'incidence mesurable et des avantages prévus, car ils échangent différents types de savoirs et collaborent. Le fait d’être finaliste nous procure une reconnaissance qui va grandement renforcer la visibilité et la notoriété de notre projet de collaboration et nous valoir d’autres atouts et avantages avec le temps. 

« Le fait que les prix CUCCIO soient décernés dans trois catégories (collaboration, innovation, communauté) est une excellente façon de faire valoir, aux yeux de tous, les efforts considérables accomplis dans ces domaines et de les célébrer. Chapeau au CUCCIO pour ce programme! C’est un moyen d’encourager et de reconnaître des progrès dont profitera l’enseignement supérieur canadien. »

- James W. Carse, directeur, Project Portfolio Office, Services TI, Université Queen's

Prix CUCCIO de l’innovation 2015

Le prix CUCCIO de l’innovation récompense les travaux novateurs ayant, par leurs importantes avancées technologiques, favorisé l'enseignement, l’apprentissage, la recherche et l’administration. Les finalistes pour 2015 sont : Initiative d’hébergement et de stockage en nuage à l’interne (Université de la Saskatchewan); Portail étudiant de l'Université de Waterloo; Projet pilote de surveillance d'examens en ligne de l’Université de Toronto.

« En 2015, le stockage en nuage n’est plus vraiment une nouveauté. En fait, notre problème était de trouver un moyen de fournir un stockage en nuage qui répondait aux besoins d'une communauté diversifiée, sans perdre de vue les questions de contrôle et de souveraineté des données. À une époque où tout un pan de l’industrie des TI fait la promotion de services en nuage bon marché et prêts à utiliser, nous avons voulu trouver un moyen de fournir ces mêmes types de services sans perdre le contrôle de nos données institutionnelles. Nous avons pu également installer cette solution de stockage en nuage interne par-dessus un service de stockage local de fichiers déjà existant, évitant ainsi d’avoir à donner à la communauté un autre endroit où stocker (et donc chercher) les fichiers. »

« Toute occasion de faire valoir les bons coups de nos établissements et de notre industrie est précieuse. Comme nous sommes tous confrontés à des défis similaires, la mise en valeur de quelques-unes des meilleures solutions trouvées par la communauté pour venir à bout de ces difficultés contribue à l'optimisme et au sentiment d'appartenance qui caractérisent si bien les TI dans l’enseignement supérieur. »

- Chad Coller, directeur des services de plateforme TIC, Université de la Saskatchewan

« Le portail étudiant simplifie et améliore l'expérience des étudiants en transmettant juste assez de renseignements juste à temps, en contexte de guichet unique. Il regroupe des données académiques et de l’information sur le campus pour fournir un contenu sensible au facteur temps comme les dates, heures et lieux d'examen, la disponibilité en temps réel des salles d’étude et des laboratoires informatiques, les promotions des points de vente alimentaires sur le campus, l’horaire des bus en temps réel et les prochaines échéances universitaires. Le portail est un excellent exemple d'innovation parce qu’il offre un choix – en permettant aux étudiants d'avoir une expérience personnalisée et adaptée à leurs préférences – et parce qu’il se présente sous une forme épurée, bien conçue et accessible sur n’importe quel appareil. »

« Les prix CUCCIO sont une excellente occasion d'apprendre de nos collègues de partout au Canada et de partager nos expériences avec eux. Ces prix permettent aussi de reconnaître le travail exceptionnel qu’accomplit la communauté des TI dans l’enseignement supérieur au Canada. » 

- Andrew McAlorum, gestionnaire – soutien et développement web, Systèmes d'information et technologies, Université de Waterloo

« La surveillance d'examens en ligne était (et l’est toujours) quelque chose de tellement nouveau au Canada que beaucoup de gens n’avaient même jamais entendu parler du concept. Il devenait donc crucial d’établir une approche méthodique pour mener à bien la recherche de ce type de service, le mettre en œuvre et l’évaluer dans le cadre d’examens en ligne importants. Il n’existait alors aucunes “meilleures pratiques”. Grâce à ce projet pilote, nous avons pu élaborer les nôtres et les partager, mettre en évidence les problèmes soulevant des opinions nuancées et servir d'étude de cas pour les autres établissements qui voudraient aborder la question de l'intégrité académique dans les examens en ligne. »

« En soulignant les contributions exceptionnelles, les prix CUCCIO permettent de faire mieux connaître les TI dans l’enseignement supérieur. Les TI sont d’un grand soutien pour l'atteinte des objectifs institutionnels et départementaux, et cette reconnaissance nationale met en lumière l’excellent travail des professionnels des TI dans l’enseignement supérieur »

- Fareed Teja, superviseur de la technologie des communications et de l’information académique, Université de Toronto

En plus d’être honoré au gala des prix CUCCIO, le 18 juin, chacun des six finalistes présentera son initiative dans le cadre de CANHEIT 2015.

Un colloque qui renforce la communauté, de plus d’une façon

Quiconque dans le domaine vous le dira, un événement comprend bien plus de choses qu’il n’y semble à première vue.

Or, il en est de même concernant les effets que peut produire un événement sur l’organisation qui l’accueille – un sentiment que partage certainement l’organisation hôte de ce colloque de trois jours.

Terry Nikkel est vice-président adjoint des services de technologies de l’information de l’Université du Nouveau-Brunswick. Il a commencé à plancher sur l’organisation de l'événement 2015 peu de temps après la clôture de CANHEIT 2014.

« Nous connaissons les gens de l'Île-du-Prince-Édouard et ceux qui ont accueilli CANHEIT l'année d'avant. On peut donc puiser dans une expérience assez riche, déclare Terry. Nous avons également discuté de ce que nous avons aimé ou moins aimé et de ce que nous pourrions reproduire ou adapter des événements précédents. Cette année, les participants vont pouvoir profiter à la fois de choses que nous avons aimées et d’éléments complètement nouveaux. » 

Comme l'explique Terry, le fait que CANHEIT se déroule à l'UNB à Fredericton est assez inattendu.

« Au départ, il n’était pas du tout prévu que la rencontre se déroule dans l'Est, explique-t-il. Mais comme l’ACPAU [Association canadienne du personnel administratif universitaire] tient son assemblée annuelle à Saint John juste avant CANHEIT, on s’est dit qu’il serait intéressant de pouvoir faire des séances d'échange et de réunir les deux groupes pour qu’ils tissent des liens. »

Selon Terry, ce hasard a été formidable pour l'UNB. Le rôle d’organisation hôte que l’université a joué s’est avéré une expérience enrichissante.

« Un des aspects vraiment intéressants de CANHEIT, c’est que l’hôte bénéficie d’une bonne latitude sur le plan de l’organisation et peut y ajouter sa touche personnelle, explique Terry. Cela ajoute au plaisir. »

« Pour mon équipe, toute l’expérience CANHEIT – qu’il s’agisse de préparer le colloque ou d’accueillir les invités – est constructive et agréable, se réjouit Terry. C’est bon pour mon personnel – cela lui permet de découvrir de nouvelles tâches d'organisation et d’établir des liens avec les gens d'une manière différente. »

Cette année, selon Terry, les délégués apprécieront particulièrement les exposés et les présentations des fournisseurs.

« L'activité avec les fournisseurs (en tout, 25) va être particulièrement intéressante parce qu’ils seront tous au même endroit, tous ayant leur kiosque dans les mêmes locaux, précise Terry. Les participants de CANHEIT auront là l’occasion d'explorer ce qui se fait de plus récent et de plus fantastique… nous sommes vraiment chanceux à l'UNB d’avoir des espaces si grands et de pouvoir donner aux fournisseurs une si belle visibilité. »

Si Terry a dirigé de main de maître l’organisation de CANHEIT 2015, il avoue que tout le mérite revient à son équipe et aux efforts qu’elle a investis dans le projet.

« Mon travail est grandement facilité par la présence d’une excellente équipe, ajoute-t-il. Le chef de projet s’assure de régler des milliers de détails et nous avons réparti le travail, de sorte que tout le monde est motivé et heureux de mettre la main à la pâte. D’ailleurs, l’équipe des services de technologies de l’information de l'UNB n’a pas tout fait toute seule. Elle a pu compter sur les services de conférence, les services alimentaires, les gens des installations, de la technologie en classe et notre personnel de Saint John. Quel boulot d’équipe formidable! Des gens qui, habituellement, ne travaillent pas ensemble se sont mis à collaborer en parfaite harmonie. Ça va être une excellente rencontre. »

Pour en savoir plus sur CANHEIT 2015, consulter le site web.