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Recherche, découverte et apprentissage en mouvement

CUCCIO et CANARIE annoncent avoir franchi une nouvelle étape dans le transfert de la Fédération canadienne d’accès avec l’inauguration d’un solide portail d’information sur le site web de CANARIE  

Une nouvelle dirigeante principale de l’information et bibliothécaire en chef à l’Université de Guelph

Rebecca Graham est la nouvelle dirigeante principale de l’information et bibliothécaire en chef de l’Université de Guelph, un poste occupé précédemment par Mike Ridley. Elle entrera en fonction le 23 mai pour une période de cinq ans.

Rebecca Graham arrive à Guelph de la Harvard College Library (HCL) à Cambridge, au Massachusetts, où elle était la bibliothécaire associée s’occupant des services de conservation et de numérisation ainsi que des services administratifs. À ce titre, elle surveillait tous les services administratifs, gérait un budget de 90 millions de dollars ainsi que 12 immeubles de bibliothèque, et était à la tête des efforts visant à accroître la numérisation de collections spéciales, et ce, à l’appui particulièrement de l’enseignement et de l’apprentissage.

Avant d’occuper ce poste à la HCL, Rebecca Graham a dirigé les services informatiques et le programme de la bibliothèque électronique à la Johns Hopkins University, a exercé diverses fonctions à la Digital Library Federation à Washington D.C. et a géré les systèmes intégrés à l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign.  

L’apprentissage, un but en soi : les CLOM à l’Université de Toronto

Les cours en ligne ouverts et massifs (ou CLOM) se répandent de plus en plus sur les campus, dans tout le Canada et dans le monde entier. Les questions liées à l’apprentissage en ligne font actuellement l’objet d’une attention médiatique sans précédent et les universités de toutes les tailles commencent à réfléchir au potentiel des CLOM, ce qui soulève des questions sur l’évolution future de l’apprentissage en ligne.

À l’Université de Toronto, plus de 740 000 utilisateurs de toutes les régions du monde se sont inscrits à un CLOM. Un sondage a révélé que près de 80 pour cent des répondants avaient suivi le cours simplement par plaisir; les autres cherchaient à ajouter des crédits à leur CV. Souhaitant en savoir plus sur la manière dont cette grande université canadienne intègre les CLOM à ses programmes d’études, nous avons interrogé Laurie Harrison, directrice du bureau des stratégies de l’apprentissage en ligne de l’Université de Toronto.

CUCCIO : Commençons par cerner le sujet. Quelle importance l’Université de Toronto accorde-t-elle aux CLOM?

LH : Lorsque nous avons commencé à concevoir nos premiers CLOM, nous avions pour objectif d’étudier le contexte, d’évaluer les modèles et de faire de la recherche, mais nous voulions aussi nous ouvrir à de nouvelles possibilités et contribuer à la communauté de l’enseignement en ligne en partageant, dans le cadre de notre initiative Open UToronto, les cours offerts par certains de nos remarquables professeurs. L’idée de remplacer par des CLOM les cours de nos programmes qui débouchent sur des diplômes ne nous a jamais effleuré l’esprit et nous n’avons pas procédé à la monétisation de nos CLOM. Cela dit, certains documents conçus pour l’apprentissage en ligne sont adaptés aux fins de leur réutilisation sur le campus.

Nous collaborons avec deux partenaires différents de l’apprentissage en ligne. Nous avons commencé avec Coursera en juillet 2012 et poursuivi avec edX en février 2013. Rares sont les établissements à avoir utilisé deux plateformes en partenariat comme nous l’avons fait. Ce choix délibéré nous a permis d'évaluer les deux et de voir les différents types de pédagogies qu’elles facilitent. Nous avons maintenant 13 CLOM à diverses étapes. Certains en sont à l’étape de la conception, d’autres sont offerts actuellement et d’autres l’ont déjà été.

CUCCIO : Quels avantages pensez-vous que les CLOM peuvent vous apporter?

LH : Premièrement, les CLOM sont un moyen de mobiliser notre corps professoral et de créer une communauté de pratique axée sur la conception de cours en ligne. Ils permettent aussi d’avoir le genre de discussions que nous avons déjà avec des professeurs et d’autres cadres au sein de l’établissement concernant le point de rencontre entre l’apprentissage et la technologie. La conception de cours en ligne n’est certes pas une nouveauté, mais à cette échelle, elle l’est. Deuxièmement, les enseignants sont souvent habitués à travailler de manière indépendante, mais, compte tenu de l’ampleur de ces projets, ils tendent à rassembler des membres du personnel enseignant, du personnel technique et du personnel des bibliothèques, ce qui crée un modèle de travail d’équipe intéressant. Troisièmement, le développement du volet recherche et analyse des CLOM nous a également permis d’accélérer le renforcement de notre capacité à travailler avec des mégadonnées.

CUCCIO : Jusqu’à maintenant, à quels types d’obstacles vous êtes-vous heurtés?

LH : La plus grande difficulté pour nous est la conception des cours. Nous avons élaboré un « modèle atelier » qui sert à guider les instructeurs à toutes les étapes du processus par lequel ils déterminent leurs objectifs ainsi que les compétences, les connaissances et les attitudes qu’ils souhaitent voir leurs apprenants acquérir. Ensuite, en fonction de leurs réponses, ils sont en mesure de définir les activités qui les aideront à atteindre les objectifs. Nous avons constaté que les intéressés sont généralement peu au courant de la diversité des activités susceptibles d’être proposées dans un CLOM. Les instructeurs ne pensent souvent qu’aux questionnaires sur vidéo ou aux questionnaires à choix multiples à remplir en ligne. Cependant, parmi leurs objectifs, ils ont noté la convivialité, la participation des étudiants et le dialogue, les évaluations par les pairs et les travaux personnalisés. Nous sommes donc devenus très créatifs en ce qui a trait aux types d’activités que nous pouvons offrir.

CUCCIO : Certains avancent que la qualité et la légitimité mêmes des diplômes universitaires pourraient être compromises si les universités se mettaient à délivrer des diplômes basés sur l’obtention de crédits CLOM. Comment répondez-vous à cette objection?

LH : Nous n’avons pas l’intention d’accorder des crédits ou de délivrer des diplômes aux étudiants qui ont suivi nos CLOM. Nous voulons offrir des CLOM d’excellente qualité pour contribuer à l’apprentissage, et c’est ce que nous faisons en privilégiant l’étape de la conception.

Une idée fort répandue est que les gens veulent suivre des CLOM pour obtenir des crédits au lieu de s’inscrire aux cours offerts dans le cadre des programmes sanctionnés par un diplôme. Or, d’après ce que nous avons pu observer, nombreux sont ceux qui cherchent uniquement un moyen d’apprendre ou de se lier avec d’autres au sein d’une communauté donnée. Donc, nos CLOM ne sont pas tous basés sur des cours qui existent déjà et, pour juger de la valeur des CLOM, il faut les évaluer en fonction des objectifs des instructeurs et des apprenants.

CUCCIO : D’après vous, à quoi ressembleront les CLOM à l’avenir?

Les CLOM ont mis sur la scène la question du croisement entre technologie et apprentissage. Et l’attention médiatique a placé le dossier à l’avant-scène. Bien avant le battage médiatique, bon nombre d’établissements avaient des discussions très nourries sur le rôle de l’apprentissage en ligne et de son potentiel.

Prenons le cycle typique d’un battage médiatique. Je crois que nous avons dépassé la phase ascendante du cycle et que nous avons peut-être même franchi le point le plus bas – celui de la critique. Si, à l’étape de l’intégration, nous examinons quels aspects sont évolutifs, valables et susceptibles de répondre aux besoins des établissements et des programmes de recherche, les possibilités d’extension des programmes et la façon dont on peut toucher des gens qui pourraient ne pas avoir accès à l’apprentissage autrement – le potentiel est considérable. Les médias mettent souvent l’accent sur le négatif, mais cette vision des choses ne cadre pas du tout avec le contenu des discussions que nous avons avec ceux qui travaillent dans le domaine de l’apprentissage en ligne. Pour nous, il ne s’agit que d’une dimension d’un long processus d’examen et d’élaboration de stratégies d’apprentissage en ligne.

Nous organisons, le 28 avril, un symposium de recherche sur les CLOM. Cinq exposés seront donnés par des chercheurs d’horizons divers qui appartiennent à la « CLOMosphère », comme nous l’avons baptisée. Ces travaux correspondent à notre mandat en recherche et aux divers aspects de notre mission.

Les CLOM sont d’excellents facilitateurs de la collaboration. Aucun intervenant ne peut, à lui seul, prendre en charge un CLOM. Il faut réfléchir aux buts, c'est-à-dire déterminer les objectifs de ses instructeurs, de ses responsables des programmes, de son établissement et des apprenants. Et nous le savons, cela ne s’applique pas uniquement aux CLOM. Ce que l’on peut apprendre grâce aux CLOM est, de toute évidence, transférable.

Pour lire un rapport complet sur la première année d’activité relative aux CLOM à l’Université de Toronto, cliquer ici.

Pour consulter l’offre de CLOM de l’Université de Toronto, cliquer ici pour la plateforme Coursera ou ici pour la plateforme edX.

 

La vie est-elle plus facile dans le nuage? Ces trois universités pensent que oui.

Le besoin en constante évolution de « faire plus avec moins » se ressent partout, et les départements des technologies de l’information des universités sont continuellement à la recherche de moyens qui leur permettent d’atteindre les niveaux de service les plus élevés, de la manière la plus économique possible. Comme bon nombre d’universités le découvrent en ce moment, ce but peut être servi par l’adoption de l’informatique en nuage pour des services essentiels.

Or, le passage des services à l’informatique en nuage ne se fait pas sans obstacles. Nous en avons discuté avec trois universités – l’Université de l’Alberta, l’Université du Nouveau-Brunswick et l’Université de Trent– pour comprendre de quelle façon le passage à l’environnement en nuage a influé sur la prestation des services de TI dans leurs campus respectifs.

Une stratégie de regroupement

Une des premières expériences, et parmi les plus courantes, de l’adoption de l’environnement en nuage concerne le courrier électronique. À l’Université de l’Alberta, le passage de 82 systèmes différents (soit quelque 140 000 comptes) à Google Apps à la Faculté de l’Éducation a représenté un travail considérable.

« Nous avons fini par déployer une série collaborative complète, avec agenda, clavardage, partage de documents et plus : un projet énorme pour nous », explique Trevor Woods, directeur général du département central des technologies de l’information de l’Université de l’Alberta.

Selon lui, le succès obtenu au moment de passer au nuage est directement lié au degré de participation des intéressés dès les toutes premières étapes du processus.

« Le courriel est ce qui touche les gens de la façon la plus personnelle : nous avons donc décidé d’éviter toute imprudence en procédant au changement. Nous avions établi au préalable d’excellents processus d’évaluation des facteurs relatifs à la vie privée, d’examen juridique et d’examen de la sécurité. »

« On pense que le courriel est sûr. C’est un des mythes les plus puissants et il fallait commencer par l’éliminer. On s’y est attaqué en expliquant à tous nos utilisateurs que l’envoi d’un message électronique par courriel n’est pas plus sûr que l’envoi d’une carte postale, et qu’il ne faut rien transmettre par ce moyen que l’on ne voudrait pas voir publié à la une du journal. »

Une approche hybride

À l’Université du Nouveau-Brunswick, tous les comptes courriel étudiants sont passés à l’environnement en nuage. Par contre, les comptes des membres du corps professoral et du personnel sont toujours hébergés à l’interne.

« Ces gens [corps professoral] sont particulièrement sensibles aux questions actuelles de compétence des États. Si des données doivent être hébergées à l’extérieur du Canada, il y a une crainte que des organisations comme la NSA (National Security Agency), l’agence de sécurité nationale des États-Unis se mettent à surveiller l’information et transmettent à des tiers, souvent par inadvertance, des références ou du contenu trouvés sur certains comptes », commente Terry Nikkel, vice-président adjoint des services de technologies de l’information de l’Université du Nouveau-Brunswick.

« Leur inquiétude se comprend, mais nous pouvons la dissiper en expliquant la situation réelle. Par exemple, le Canada et les États-Unis échangent constamment des renseignements. Des traités encadrent ces échanges et des groupes tels que SCRS les facilitent, mais il peut être difficile d’avoir ce genre de conversation. En général l’impression est que les risques sont bien plus élevés qu’ils ne le sont en réalité. »

Selon Terry Nikkel, à l’heure actuelle, les services en nuage sont si robustes et si fiables qu’il serait déraisonnable de s’en priver.

« Des compagnies comme Google et Microsoft offrent depuis longtemps des services que nous ne pouvons pas concurrencer. Elles ont les moyens d’investir dans une infrastructure qui est à la fine pointe; leurs centres de données fonctionnent 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, à échelle industrielle; les données sont intégralement sauvegardées en lieu sécurisé; ces compagnies peuvent prendre absolument tous les programmes en charge et elles ont des millions d’utilisateurs. Leurs systèmes sont plus stables que nos propres systèmes internes. »

« Les services en nuage sont une avancée positive, parce qu’ils évitent réellement aux établissements d’avoir à soutenir et à maintenir l’infrastructure qui héberge leurs services et leurs applications. Les craintes suscitées par le Patriot Act, entre autres, finiront par s’apaiser, mais il faudra un peu de temps. »

Une touche personnelle

L’Université de Trent a également adopté le nuage pour tous ses comptes de courriel.

« Nous avons étudié la question des courriels, des contacts, de SharePoint pour la collaboration et le stockage de fichiers et le partage sur OneDrive et nous utilisons toujours ces produits qui font partie de la série Office 365 », observe Tariq Al-Idrissi, vice-président adjoint des services des technologies de l’information de l’Université de Trent. « Nous avons fait beaucoup de recherches, nous avons étudié plusieurs solutions de rechange et rencontré tous nos syndicats pour discuter de ce que l’adoption de l’environnement en nuage signifierait pour leurs membres. L’opposition a été pratiquement inexistante. Tout a été très bien accepté. »

Tariq Al-Idrissi explique que le processus de participation des intéressés a donné à son équipe une occasion extraordinaire de prendre contact avec tous les utilisateurs et d’amorcer un dialogue.

« Au bout d’un an à peu près, nous avons pu nous asseoir réellement avec nos utilisateurs. Un travail de relations publiques de ce niveau, c’est imbattable. On peut toujours leur envoyer des messages ou les inviter à des journées portes ouvertes, mais leur proposer de s’asseoir avec eux pendant une heure ou deux pour discuter, c’est une partie très importante du processus. Un tel contact personnel est très rare. »

Trent distribue un sondage annuel pour évaluer la satisfaction à l’égard des TI. Les résultats de l’année dernière ont montré que les étudiants en étaient à 86 pour cent satisfaits, et sur ce pourcentage, 92 pour cent ont précisé que le courriel était pour eux le service de TI le plus important.

« Selon la commissaire à la vie privée de l’Ontario, la discussion sur les risques associés aux services en nuage fait diversion », rappelle Tariq Al-Idrissi. Et même s’il y a de l’opposition, elle est généralement très faible… 1 ou 2 pour cent peut-être. Le tout est de savoir comment surmonter cet obstacle : en s’y prenant à l’avance pour faire le travail. »

Woods, Nikkel et Al-Idrissi sont tous trois convaincus que les services en nuage gagneront en popularité dans les campus canadiens, une tendance qui selon eux, sera tout à l’avantage des départements de TI.

« Le fait de ne plus avoir à conserver des courriels, des sauvegardes, des programmes de traçage pour la restauration, des mises à jour et des corrections, tout cela représente des tâches dont nous n’avons plus à nous préoccuper, indique Trevor Woods. Nous pouvons ainsi nous concentrer sur la mission de notre université, l’enseignement, la recherche et la manière dont nos services de TI peuvent la soutenir. »

« Il n’est pas facile de trouver les moyens d’accroître la fonctionnalité sans augmenter les coûts, ou mieux encore, de le faire à moindre coût, en continuant à donner l’assurance aux utilisateurs que leurs données sont protégées et sûres, souligne Lori MacMullen, directrice générale de CUCCIO. Nous sommes très satisfaits de voir nos établissements membres être les pionniers de l’adoption réussie des services en nuage dans l’enseignement supérieur. »